À quoi sert un sous-réseau
La division en sous-réseaux permet de simplifier le routage, d’améliorer la sécurité et la gestion d’un grand réseau, ainsi que de répartir de manière optimale la charge entre les appareils.
Dans les grandes entreprises ou chez les opérateurs, la segmentation est indispensable pour :
- isoler les services (par exemple, les départements de l’entreprise, le Wi-Fi invité),
- limiter la propagation des pannes ou des attaques,
- mettre en œuvre différentes politiques de QoS et de filtrage du trafic.
Comment fonctionne l’organisation en sous-réseaux
La création de sous-réseaux repose sur la division d’une plage IP selon un masque ou une longueur de préfixe donnés. Chaque segment reçoit sa propre plage d’adresses, qui ne chevauche pas les autres sous-réseaux de ce réseau. La frontière entre le réseau et les « hôtes » au sein du sous-réseau est définie par le masque.
Par exemple, le réseau 192.168.1.0/24 peut être divisé en quatre sous-réseaux avec un préfixe /26 :
- 192.168.1.0/26
- 192.168.1.64/26
- 192.168.1.128/26
- 192.168.1.192/26
Cela est pratique pour isoler les abonnés de différents services ou départements.
Avantages de la segmentation réseau
Diviser un réseau en sous-réseaux offre plusieurs avantages à la fois :
- Sécurité : isoler des groupes d’appareils réduit la surface d’attaque.
- Évolutivité : il est plus facile de calculer et d’attribuer des adresses à mesure que l’entreprise se développe.
- Réduction du trafic de diffusion (broadcast) : la charge parasite est diminuée.
C’est pourquoi le sous-réseautage est considéré comme l’une des technologies fondamentales dans la conception des réseaux d’entreprise, cloud et opérateurs.
Où le sous-réseau est-il utilisé
- Séparation des départements de bureau, des réseaux invités et des salles de serveurs au sein des entreprises.
- Séparation du trafic B2B et B2C chez un opérateur.
- Isolation des réseaux IoT afin d’améliorer la sécurité.
- Dans les grandes infrastructures (basées sur le DPI), l’automatisation des sous-réseaux permet de gérer les règles et le filtrage de manière flexible.
FAQ technique
Qu’est-ce qu’un masque de sous-réseau ?
Le masque de sous-réseau est une valeur qui détermine quelle partie d’une adresse IP appartient au réseau et quelle partie appartient aux appareils (hôtes).
En IPv4, le masque peut s’écrire sous la forme habituelle, par exemple 255.255.255.0, ou au format CIDR — /24.
C’est le masque qui permet aux appareils de déterminer s’ils se trouvent sur le même sous-réseau ou si un routeur doit être utilisé pour transmettre les données.
Comment calculer le nombre d’hôtes dans un sous-réseau ?
Le nombre d’adresses disponibles dans un sous-réseau dépend de la longueur du préfixe. Pour IPv4, le nombre total d’adresses est calculé à l’aide de la formule 2^(32−N), où N est la longueur du préfixe. Par exemple, un sous-réseau /24 contient 256 adresses, dont 254 sont généralement disponibles pour les appareils, car une adresse est réservée à l’identifiant du réseau et une autre à l’adresse de diffusion. Des préfixes plus longs, comme /28 ou /29, sont utilisés pour les petits segments, tandis que des préfixes plus courts sont utilisés pour les plus grands.
Quelle est la différence entre un sous-réseau et un préfixe réseau ?
Un sous-réseau est une plage spécifique d’adresses IP réunies par des règles communes de routage et d’adressage. Le préfixe réseau indique quelle partie de l’adresse IP définit ce sous-réseau. Par exemple, dans la notation 192.168.10.0/24, l’adresse 192.168.10.0 désigne le réseau, et /24 la longueur de son préfixe. En d’autres termes, le préfixe décrit la taille et les limites du sous-réseau, tandis que le sous-réseau représente la plage d’adresses elle-même.
Quelle est la différence entre le subnetting et le supernetting ?
Le subnetting consiste à diviser un grand réseau en plusieurs sous-réseaux plus petits. Cette approche facilite la gestion de l’infrastructure, réduit le trafic de diffusion et améliore la sécurité.
Le supernetting, à l’inverse, regroupe plusieurs réseaux voisins en une route plus grande. Ce mécanisme est utilisé pour l’agrégation de routes, la réduction de la taille des tables de routage et l’amélioration de l’efficacité des réseaux d’artère et des réseaux d’opérateurs.