5 problèmes de la NFV

August 13, 2017
Télécom
5 problèmes de la NFV
Aujourd'hui, la virtualisation n'est plus seulement une tendance, mais un élément essentiel du développement du secteur informatique. De nombreux services s'exécutent sur des serveurs virtuels plutôt que physiques, et l'architecture réseau classique est remplacée par la NFV (virtualisation des fonctions réseau), où certaines fonctions sont prises en charge par des nœuds de réseau virtuels. Mais les nouvelles technologies engendrent également de nouveaux problèmes. Examinons cinq défis majeurs auxquels sont confrontés les réseaux NFV.

Problèmes de NFV

De nombreux opérateurs migrent vers la plateforme de virtualisation réseau NFV afin d’offrir aux fournisseurs de services une plus grande rapidité et une plus grande flexibilité dans la fourniture de leurs services, ainsi que pour automatiser les piles réseau. Cependant, comme toute nouvelle technologie, la NFV connaît des difficultés de croissance. Examinons les principaux problèmes rencontrés lors de la création de réseaux virtualisés et les solutions pour les surmonter.

Nouvelles technologies

L’expérience des infrastructures cloud peut aider les opérateurs à déployer des réseaux NFV, mais comprendre les subtilités des technologies modernes reste complexe. De plus, les principes de création et de gestion de la NFV diffèrent considérablement de l’architecture réseau classique. Les opérateurs doivent s’habituer aux nouveaux systèmes de gestion et d’orchestration (MANO) des services et fonctions virtuels, qui ne fournissent pas tous les outils nécessaires à une migration fluide. Pour réussir la transition vers la NFV, il est nécessaire de réfléchir et de décider en amont des questions d’automatisation, de gestion, d’orchestration et de création de politiques.

NFV MANO Architecture

Infrastructure obsolète

L’un des avantages de la NFV est de réduire les dépenses d’investissement (CAPEX) et les charges d’exploitation (OPEX), ainsi que le temps consacré par les administrateurs à la gestion des centres de données. Cependant, l’obsolescence des réseaux constitue un sérieux obstacle à la création et au développement de la NFV. Certaines versions d’équipements plus anciennes ne seront pas mises à jour pour prendre en charge cette technologie. Malgré cela, certaines applications de virtualisation de réseau fonctionneront sur une infrastructure réseau obsolète, ce qui permettra aux opérateurs télécoms de lancer la NFV dès maintenant et d’investir les bénéfices dans des projets NFV plus complexes.

outdated equipment

Problèmes de sécurité

Plus la NFV offre de nouvelles fonctionnalités réseau, plus elles comportent de nouveaux risques. Les logiciels sont intrinsèquement moins sécurisés que le matériel. Les routeurs et pare-feu sur matériel dédié sont plus difficiles à pirater. Les logiciels sont également plus vulnérables aux attaques par déni de service distribué (DDoS). Il est nécessaire de protéger soigneusement la plateforme contre les menaces constantes, de suivre les mises à jour et d’empêcher l’utilisation d’anciennes versions présentant des failles de sécurité. L’hyperviseur de réseau virtuel doit assurer un niveau élevé d’isolation entre les machines afin qu’en cas d’infection de l’une d’elles, le virus ne puisse se propager aux autres.

Manque de normes

Un autre problème majeur auquel est confronté le marché de la virtualisation est la nécessité de créer des normes pour la communication entre les composants NFV. L’élaboration de telles normes prend généralement plusieurs années, mais le secteur des télécommunications est déjà prêt à les déployer et ne peut pas attendre aussi longtemps. Les normes doivent être élaborées par l’Institut européen des normes de télécommunications (ETSI), principal moteur de la normalisation sur le marché. Parallèlement, des normes ont été proposées par d’autres associations, mais aucun consensus général n’a été atteint. Les opérateurs peuvent participer au développement de ces normes par l’intermédiaire du groupe de spécification industrielle de l’ETSI, qui est ouvert à la fois à ses membres et à d’autres entreprises.

etsi

Pas assez de business cases

Un autre obstacle à la virtualisation des réseaux est le manque d’études de cas bien pensées et mises en œuvre. Les fournisseurs s’efforcent de présenter la NFV comme parfaite, allant même jusqu’à décrire des fonctionnalités impossibles à réaliser. Cela entraîne des déceptions chez les opérateurs télécoms lors de la mise en œuvre, confrontés à des limitations. D’autre part, certains fournisseurs hésitent quant aux solutions basées sur la NFV et ne cherchent pas à être convaincants dans leurs propositions, privilégiant une architecture réseau classique. De plus, certains avantages de cette technologie, tels que la rapidité de démarrage, l’optimisation du réseau et les fonctionnalités innovantes, sont difficiles à mesurer, ce qui complique encore la description d’études de cas pertinentes. La technologie doit être implémentée et son expérience décrite, sans quoi sa promotion sur le marché sera difficile.

Heureusement, toutes les difficultés décrites ci-dessus peuvent être surmontées. Toute nouvelle technologie comporte ses pièges et ses difficultés de démarrage lors des premières phases de développement, qui disparaissent lors du déploiement de projets à grande échelle. Le même sort attend la NFV.

Il est essentiel de rester à la pointe de la technologie et d’utiliser des technologies modernes telles que NFV pour la construction de réseaux et DPI pour la gestion du trafic. Pour plus d’informations sur les avantages du système Stingray Service Gateway system, son utilisation efficace sur les réseaux des opérateurs télécoms et la migration depuis d’autres plateformes, veuillez contacter les spécialistes de VAS Experts, développeur de logiciels pour les opérateurs télécoms.